Les éphémérides – Stéphanie Hochet

Résumé

Tara et Patty vivent à Glasgow et élèvent des chiens. Simon est un peintre londonien qui vient d’apprendre qu’il a un cancer et qu’il ne lui reste que trois mois à vivre. Et Alice, parisienne, va retrouver son premier amour en Écosse. Ce qui lie toutes ces personnes, c’est l’Annonce…L’annonce de la fin du monde…

Ce que j’en pense

Je n’avais jamais entendu parler de cette auteure ou de ces romans mais j’ai eu le plaisir de travailler en librairie et j’ai pu fureter dans le bac à soldes à loisir et naïvement la couverture sobre de ce roman m’a fait de l’œil. En plus, il y a deux de ses romans dans cette édition…chouette encore plus de lecture !

C’est un roman à la première personne et il y a quelques années j’avais des a priori sur ce genre d’écriture mais après avoir lu L’Assassin Royal de Robin Hobb j’ai été conquise. Ce qui est plutôt chouette, c’est que le narrateur change d’un chapitre à l’autre et qu’en plus on change de situation géographique. On voyage à la fois à travers les pensées des personnages et les lieux qu’ils visitent (je pense notamment au personnage de Simon qui se balade pas mal au Royaume-Uni).

On retrouve des phrases courtes qui créent un rythme qui colle parfaitement à l’ambiance étrange de l’histoire. J’ai terminé ce roman assez rapidement mais l’histoire est assez intense et c’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas commencé directement le roman suivant «  Un roman anglais » (je savoure l’effet Stéphanie Hochet hehe).

Ce qui est intéressant mais qui paradoxalement peut également être dérangeant c’est toute cette incertitude qui plane au-dessus des personnages et au-dessus des origines et de la finalité de l’Annonce. Pour ceux qui seraient tentés par ce livre, vous vous apercevrez bien vite que le lecteur est dans le flou tout le long de l’histoire malgré un accès total aux pensées des personnages. On remarque d’ailleurs que les personnages eux-mêmes n’ont pas l’air de savoir exactement comment la fin du monde va se manifester. Une seule certitude, la fin du monde est prévue pour le 21 mars.

Ce qui m’a le plus plu concernant cette problématique c’est justement que l’auteure ne focalise pas son histoire sur l’événement en lui-même, mais sur la manière dont un échantillon de la population a été affecté par l’annonce du cataclysme.

L’Annonce reste un grand mystère et la question centrale est la suivante : que ferions-nous si on nous annonçait la date précise de notre mort ? Stéphanie Hochet explore trois pistes :

  1. Créer une descendance pour laisser une emprunte sur Terre après sa mort.

  2. Vivre ses derniers instants pleinement.

  3. Retourner auprès des personnes qui comptent vraiment… En l’occurrence, se tourner vers l’amour véritable.

C’est à travers quatre personnages que l’on va célébrer non pas la mort mais la vie :

« Pour moi, l’Annonce a éveillé le désir de vivre… » (p. 107)

De plus,  cette « recherche » de la vie est décrite sur un fond de sentiment de fatalité  mis en oeuvre par un régime politique qui creuse l’écart entre les riches et les pauvres.

Je crois que je ne saurai décrire le genre exact de ce roman, une étrange forme de dystopie, un roman d’amour ou encore un roman sur la vie tout simplement ?

La fin du texte ne nous révèle rien, c’est au lecteur de se faire sa propre opinion sur ce triptyque apocalyptique. Ont-ils fini par tous mourir ? Et vous que feriez-vous si vous connaissiez la date de votre mort et que vous décidiez d’y croire ?

Judith

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