Dune – Frank Herbert

Résumé

Les Atréïdes et les Harkonnen sont deux familles dirigeantes qui se battent pour garder le pouvoir depuis des générations. Les Bene Gesserit, des femmes formées dès la naissance à la Voix et qui doivent servir les plus puissants, attendent depuis des décennies l’élu. La famille Atréïdes se voit de quitter sa planète pour diriger Dune, une planète hostile peuplée par les Fremen. Paul, l’héritier des Atréïdes fait son entrée dans le monde corrompu de la politique… Le destin des humains est entre ses jeunes mains…

Ce que j’en pense

Cela fait plus d’un an que Dune prend la poussière dans ma bibliothèque et c’est d’une certaine manière grâce à la création de ce blog que j’ai pris l’initiative de l’en sortir. Étant une grande fan de Science-Fiction, je me suis dit qu’il était inadmissible (oui je suis dure avec moi-même ^^) de ne pas avoir lu une saga comme Dune! Bien sûr, j’aurais pu choisir un livre d’Asimov mais étrangement ça ne me tente pas trop alors je vais laisser ça à Mélissa !

Je vais commencer par les quelques point négatifs que j’ai pu noter. Bien évidemment cela reste subjectif…

En fantasy ou SF, il n’est pas rare que le début de chaque chapitre commence par un petit écrit externe à la diégèse (du moins en apparence) et que cet écrit nous donne des indices sur le dénouement du roman au fur-et-à-mesure. Dans Dune, il s’agit d’extraits du journal de la fille de l’Empereur Padishah et des dires d’un certain Muad-Dib. Je dois avouer que la lecture de cet inter-texte et sa compréhension pour essayer de grappiller les indices m’a particulièrement désenchanté. Ce texte qui est sensé être court et relativement clair est très dense et plus que nébuleux…J’ai donc continué ma lecture en évitant soigneusement ces passages mais à la fin du tome j’ai décidé de tous les lires à la suite, un peu à la manière d’une préface. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais en ce qui me concerne, j’ai l’habitude de lire les préfaces des romans après les avoir fini…

Le second point négatif, qui n’est pas des moindre et pourrait mettre à mal certains fans de la série, c’est le cœur même de la SF. J’ai vraiment eu du mal à retrouver cette ambiance de Science-Fiction… Ambiance telle que je me l’imaginais à travers un visuel présent dans des séries telles que Star Trek ou Stargate (dont je suis fan, soit dit en passant). Bien évidemment, il est compliqué de comparer du Space Opera à l’univers de Dune mais je m’attendais toutefois à quelque chose de similaire. Étrangement, bien qu’il soit établit que Dune est une œuvre qui fait partie du genre « Science-Fiction », je lis cela à la manière d’un livre de Fantasy…(Suis-je la seule?).

Et c’est à partir de ce petit constat que je me suis rendu compte que l’on pouvait considérer Dune comme une œuvre à part entière et que le terme de SF était à la fois bien trop général et trop étroit.

Soyons clair, Dune est une allégorie de la Bible. Le monde est en proie à des conflits, le Sauveur est annoncé et tous l’attendent. Certains pour l’élever au sommet et d’autres pour mettre fin à son règne. La politique est ce qui régie ce premier tome, de ce fait il faut s’accrocher pour tourner les pages. C’est tout un système que Frank Herbert a pensé. Un système planétaire et un système « social ». Bien qu’il se soit inspiré d’écrits bibliques pour la trame de sa saga (ne lui jetons pas la pierre, nombreux sont ceux qui ont fait ça), le cœur même de son roman est pour moi quelque chose d’inédit. Bien sûr, plusieurs familles qui se battent pour le pouvoir cela n’a rien de nouveau. Mais la manière dont il couche ce conflit sur le papier ainsi que l’évolution de ses personnages est plus que prenant.

Parlons-en des personnages… Paul Atréïdes est le personnage que l’on voit le plus évoluer au fil du roman. Lorsque l’histoire débute, il a quinze ans, est studieux et écoute ce que ses aînés lui disent. C’est en somme un adolescent sans histoire assez docile qui apprécie le confort que son rang lui octroie. C’est un personnage néanmoins vif et très intelligent dont l’avenir présage de grandes choses. Dès qu’il quitte sa planète d’origine pour Dune, on note que Paul ne se considère plus comme le « fils de » mais plutôt comme un représentant qu’il faut appeler par son titre. En quittant sa planète, Paul quitte son rôle d’enfant et endosse celui de futur dirigeant. C’est grâce à Dune que notre personnage principal grandit. Les voyages forment la jeunesse comme on dit…

Les Bene Gesserit qui sont des sortes de prêtresses qui maîtrisent un pouvoir obscur, fascinent et terrifient les hommes quelque soit leurs opinions politiques. C’est un « girl power » discret que Frank Herbert nous offre. Discret, mais à mon sens efficace car c’est une des seules grosses présences féminines dans ce premier tome. La femme endosse plusieurs rôles, celle de l’amante, la mère, mais aussi la femme politique qui n’hésite pas à partir en guerre. J’espère en apprendre plus sur elles dans les tomes suivants, ce sont vraiment des personnages qui m’intriguent et qui me font un peu penser aux Mordsith de Terry Goodkind…

A ce stade là, je pense qu’il est nécessaire de considérer Dune comme un personnage de ce roman. C’est une entité qui évolue tout le long du roman, dont on apprend à connaitre certains aspects. Dune est premièrement qu’un titre de roman parmi tant d’autres (un titre bien connu, nous sommes d’accord). Puis, Dune devient une planète, une planète hostile selon des personnages qui n’y ont jamais mis les pieds. Donc là encore, Dune reste un mystère à la fois pour le lecteur et pour les personnages principaux. Enfin, Dune devient un élément palpable pour Paul et sa famille et on se rend compte que l’enfer décrit dans les livres d’histoire n’est pas si infernal finalement. La planète prend vie pour les lecteurs dès le moment où Paul pose les pieds dessus et c’est à ce moment précis que l’aventure peut enfin commencer. Une aventure qui montre le pire comme le meilleur de Paul, de ses ennemis et de Dune. On peut dès lors considérer Dune, à la fois comme le paradis et l’enfer. Tout dépendra de la manière dont on interagit avec la planète.

Afin de me mettre un peu plus dans l’ambiance et surtout par curiosité, j’ai décidé de regarder le film fait par David Lynch et qui date de 1984. Soyons honnête, il a mal vieillit mais c’était intéressant de voir un autre imaginaire que le mien se construire en images. J’ai trouvé que le personnage de Paul était bien mature pour son âge, voire un peu trop et que la remise en question qui est la sienne dans le roman est un peu passée à la trappe. D’une façon générale, le film suit relativement bien le roman mais il le traite très rapidement et l’on ressent bien moins le côté récit initiatique que l’on retrouve à l’écrit. Je compte tout de même regarder Les enfants de Dune, une fois que j’aurai terminé la saga!

En bref, c’est une saga que je recommande vivement pour les amoureux de la SF ou pour ceux qui veulent débuter ce genre. N’ayez pas peur, le premier tome est assez conséquent et il peut vous arriver de relire des passages plusieurs fois. Mais cela en vaut clairement la peine, j’ai hâte d’entamer le second tome!

Des courageux parmi vous?

Judith

2 commentaires sur “Dune – Frank Herbert

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    1. Merci ! C’est tout à fait ça! J’ai même relu certains chapitres 2/3 fois et quoiqu’il arrive il était toujours dans mon sac à main 🙂

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