Le tatoueur d’Auschwitz – Heather Morris

Je ne vous cache plus mon amour pour l’Histoire, il est donc tout naturel de vous parler de ma nouvelle lecture, Le tatoueur d’Auschwitz d’Heather Morris publié aux éditions City en 2018.

De quoi ça parle ? Ludwig Eisenberg est un Juif de Slovaquie qui se voit quitter son pays pour protéger sa famille. Après des jours dans les wagons à bestiaux des Allemands, il arrive au camp d’Auschwitz qui est en pleine construction. Son but est de survivre par tous les moyens jusqu’à ce que l’horreur se termine. Il devient le tätowierer du camp, il a la lourde charge de tatouer tous les nouveaux arrivants au camp. Un jour, il croise le regard de Gita, une détenue du camp…Une histoire d’amour improbable va débuter sur un fond d’horreur et de guerre.

Tout d’abord, il faut savoir qu’il s’agit d’un témoignage, donc d’une histoire vraie. Heather Morris traite pourtant très intelligemment cette histoire et la narre à la manière d’une fiction. Son style très fluide nous permet une immersion rapide, dès la première page on voyage avec Lale de la Slovaquie à la Pologne et d’un block à un autre à Auschwitz-Birkenau.

ARBEIT MACHT FREI

Le travail rend libre.

Il ignore où il se trouve, la tâche qu’il est censé accomplir, mais l’idée que, grâce à son travail, il pourra retrouver la liberté lui fait l’effet d’une mauvaise blague.

 

On découvre une nouvelle vision de cette période de l’Histoire. La vie au camp est décrite sans filtre, la famine, la maladie, les intrigues entre prisonniers et les transactions avec les gardiens sont présents. Lale, contrairement aux millions de prisonniers du camp, a une place privilégiée en tant que tatoueur, il a accès à une chambre pour lui tout seul, à des rations supplémentaires et surtout à des zones du camps interdites aux autres travailleurs. Ce travail lui permet également de rencontrer sa future femme et de lui rendre la vie plus agréable au camp. On comprend très vite que les pots-de-vin sont monnaie courante à Auschwitz et que la chance ne suffit plus lorsqu’il s’agit de survie.

Lale risque sa vie tous les jours, un faux pas, un regard dirigé vers la mauvaise personne et c’est la fin. Les années passent et Lale tire les ficelles pour améliorer sa situation au camp et garde espoir d’une libération prochaine.

C’est un témoignage poignant dont la mise en forme est très bien réalisée ! Je ne peux que vous le conseiller.

Judith

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