L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa – Romain Puértolas – *Le titre est déjà bien assez long comme ça alors pas besoin de rajouter un commentaire pour une fois*

Fakir de son état, Ajatashatru Lavash (prononcez J’attache ta charrue, la vache) avait décidé de voyager incognito pour sa première venue en Europe. À cette occasion, il avait troqué son « uniforme», qui consistait en un pagne en forme d’énorme couche de nouveau-né, contre un costume en soie brillante et une cravate loués pour une bouchée de pain à Dhjamal (prononcez J’ai mal), un vieillard du village qui avait été représentant durant sa jeunesse pour une célèbre marque de shampooing et en conservait encore de belles boucles grisâtres.

De quoi ça parle :

Un charlatan de fakir est venu en France tout spécialement pour acheter un lit à clou chez Ikea et le ramener chez lui en Inde. Mais suite au hasard, il se retrouve, comme le titre l’indique, coincé dans une armoire Ikea (pour échapper aux gardiens du magasin dans lequel il passait la nuit). Cette armoire est donc le point de départ de son voyage incongru à travers l’Europe au gré de sa (mal)chance.

Mon avis :

Ce livre, comme le film, a fait le buzz… et je vous avoue que j’ai vraiment du mal à comprendre pourquoi. Nous étions allés voir le film avec mon mari car des amis nous l’avait conseillé. Déjà dans ce format je ne l’avais pas apprécié. Un feel-good movie dégoulinant de bons sentiments et à l’humour approximatif. Face à cette déception; on m’avait soutenu  que le livre était mieux… Je peux déjà vous dire qu’au contraire il est même pire.

Le livre m’a été offert l’an dernier et il traînait depuis sur mon étagère. Cherchant un petit livre vite lu pour faire une pause dans la S-F/fantasy, il m’a semblé être le candidat idéal. J’ai donc voulu lui laisser une chance – après tout il arrive souvent que l’adaptation au cinéma soit ratée alors que le livre à l’origine est une petite pépite.

Et bien …. J’ai détesté. C’est une sorte de fable loufoque, qui se veut drôle –  mais rate totalement son objectif. On retrouve ce côté mielleux, plein de bon sentiments et de démagogie, avec un happy-end, un personnage qui raccroche sa veste d’arnaqueur et décide de faire le bien suite à cette nouvelle vision du monde qu’il a acquit grâce à son voyage improbable.

Niveau qualité littéraire, ce roman n’est pas au rendez-vous. Le vocabulaire est plutôt limité. Les adjectifs sont limités à joli, jolie, jolis, jolies, belle, belles, beau, beaux, très beaux, vachement beaux…. bref vous avez l’idée. Le langage garde aussi des sonorités très orales, et quand l’auteur s’essaye à la poésie comique, on frise le ridicule :

Ajatashatru leva ses yeux Coca-Cola vers la jeune femme. Ils pétillèrent comme le soda lorsqu’on le verse dans un verre.

Et là on touche du doigt un autre problème : l’humour censée être distillée dans le livre.

On a déjà un gros soucis au niveaux des clichés, employés pour être tournés en dérision, et qui sont présents pour nous démontrer quelque chose. Sauf que l’accumulation est telle que ces clichés, soit disant drôles, finissent juste par être insultants pour tout le monde. Pas sûr que ce soit beaucoup mieux, et ce n’est clairement pas le bon outil (ou alors il est mal employé) pour dénoncer la xénophobie (ce que je suppose être le but premier de l’auteur)

Et pour le reste, ce sont des jeux de mots pas très recherchés à foison, et une avalanche de blagues dignes de ton oncle bourré au repas du dimanche….

Le gardien de la paix Demarbre avait toujours un peu de mal à le rester, de marbre.

C’est censé être décalé, mais je n’accroche pas du tout. Puis c’est comme ça tout le long du roman, alors à force ça devient TRÈS lourd.

 

Bref un livre dont on ferait bien de se passer, au succès difficilement compréhensible car il n’y a rien vraiment de bon à garder… Je vous en déconseille très fortement la lecture !

 

Vous avez aussi des livres dans ce genre, qu’on vous a conseillé mais que vous avez détesté ?

 

A bientôt pour de nouvelles chroniques,

Mélissa

 

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires sur “L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa – Romain Puértolas – *Le titre est déjà bien assez long comme ça alors pas besoin de rajouter un commentaire pour une fois*

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    1. Ce n’est pas un problème d’abracadabrantesque, récemment j’ai lu une bd dans ce genre et j’ai pourtant adoré (Bouts d’ficelles d’Olivier Pont, que je recommande d’ailleurs). Mais oui l’humour je n’ai vraiment pas adhéré… Après on ne peut jamais plaire à tout le monde ! Au moins je me serai fait mon propre avis sur ce roman.

      Aimé par 1 personne

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