La Dame de l’Orient-Express – Lindsay Ashford

Comme beaucoup d’entre-vous j’ai passé mon enfance plongée dans les romans d’Agatha Christie. Les morts mystérieuses, les voyages au bout du monde et surtout notre cher Hercule Poirot et ses précieuses cellules grises que nous apprécions tant ! Lorsque je suis tombée sur La Dame de l’Orient-Express de Lindsay Ashford dans le catalogue des éditions l’Archipel, j’ai été immédiatement séduite. Un roman sur une partie de la vie d’Agatha Christie dans les années 1930, que demander de plus pour combler ces journées pluvieuses.


Résumé de l’éditeur

Octobre 1928. Son divorce lui a laissé un goût amer. Partout, Agatha Christie croit voir le fantôme d’Archie, son ex-mari. Jusque dans les couloirs de l‘Orient-Express, où elle vient de prendre place sous une fausse identité.

Elle se sait pourtant privilégiée. Le Meurtre de Roger Ackroyd l’a rendue célèbre. Et rien de l’oblige à rester en Angleterre pour écrire son dixième roman.

Elle a trente-huit ans. À bord de ce train mythique qui doit la mener à Istanbul, elle fait la connaissance de deux femmes, Nancy et Katharine. Elles aussi cachent leur passé.

La première fuit un mari violent. La seconde part rejoindre son futur époux sur un site de recherches archéologiques. Et c’est à Ur, en Mésopotamie, qu’un drame se noue… aux répercussions inattendues.

Inspiré d’un épisode méconnu de la vie d’Agatha Christie, La Dame de l’Orient-Express explore l’amitié féminine forgée par les épreuves partagées et le pouvoir des secrets.


 

La quatrième de couverture fait très bien son travail. D’emblée, on trépigne d’impatience à l’idée de suivre les aventures d’Agatha Christie en Mésopotamie. Terre de découvertes surtout en termes d’Histoire et d’archéologie. Lindsay Ashford nous emporte dans un monde qui nous paraît lointain et elle fait revivre une auteure qui a marquée plusieurs générations grâce à ses romans policiers et notamment grâce à son célèbre détective Hercule Poirot.

Le premier chapitre s’ouvre sur une Agatha Christie âgée qui fait la rencontre d’un mystérieux jeune homme qui lui montre plusieurs photos dont une d’elle-même. À partir de là, l’auteure nous fait remonter le temps et nous suivons le départ d’Agatha Christie pour Bagdad. À travers un récit à la troisième personne dans lequel Agatha Christie devient un son tour un personnage de roman, on apprend un peu plus sur une période de sa vie que les différents documentaires traitent très rarement. En effet, les journaux de l’époque ont laissé couler beaucoup d’encre sur sa disparition de quelques jours suivit de son amnésie peu de temps avant son divorce. Grâce à Lindsay Ashford nous avons l’impression d’explorer l’inexploré et d’enfiler les bottes d’un aventurier à la recherche de la vérité sur cette auteure de renom.

Le fait que cela soit une biographie romancée nous permet de nous immerger dans l’intrigue dès les premières pages. La lecture est beaucoup plus fluide que ce l’on trouve plus généralement dans les biographies « scientifiques ». Je trouve que c’est une excellente idée d’avoir choisi ce mode de transmission et bien évidemment le décors se prête très bien à l’exercice.

On glane ici et là des informations sur cette auteure dont le travail nous tient à cœur mais à travers ce roman bien ficelé nous découvrons également le destin de trois femmes qui tentent de devenir indépendantes. Lindsay Ashford met en oeuvre une intrigue où  les figures féminines sont fortes et sont en quête de liberté. Le personnage de la femme mariée est au centre de ce roman. L’une est fraîchement divorcée et doit commencer à s’habituer à vivre seule (Agatha), l’autre fuit un mari qui n’est intéressé que par les bénéfices de son mariage (Nancy) et la dernière se mari pour avoir le droit d’exercer un « métier d’homme » (Katharine). Chacune a une histoire différente, un secret qu’elles ne peuvent se permettre d’ébruiter et pourtant elles vont devenir amies et vivre des événements qui vont les lier à jamais.

Ces secrets et cette course folle à travers le Moyen-Orient nous tiennent en haleine jusqu’à la toute dernière page. La Dame de l’Orient-Express est sans aucun doute un « page turner ». Les drames et les intrigues se succèdent, les quelques allusions aux œuvres d’Agatha Christie nous donnent envie de nous y replonger au plus vite.

Il n’y a rien à redire, c’est un roman très bien construit dont la plume de l’auteure nous emporte vers une autre époque sans grande difficulté. Vous l’aurez compris, c’est une lecture que je recommande !

Bonne lecture !

Judith


dameTitre : La Dame de l’Orient-Express

Auteur : Lindsay Ashford

Maison d’édition : L’Archipel

Nombre de pages : 392 pages

Prix : 22 €

ISBN : 97828-098281-91

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :