L’oiseau qui avait le vertige – François Cérésa

Hello, aujourd’hui je vous parle du livre L’oiseau qui avait le vertige de François Cérésa, parut le 10 février 2022 aux éditions l’Archipel, que je remercie pour l’envoi. C’est le premier roman de suspens d’un auteur plus habitué aux romans historiques.

Résumé de l’éditeur

Un îlot en pleine mer, à moins d’un mille de la pointe du Grouin. Sur cet éperon rocheux, l’Hôtel des Flots, thalasso et spa pour clients haut de gamme.
Emir Karlovic, ancien des services spéciaux, y pose son sac pour un séjour d’une semaine. Dans ce sac, un arsenal : un .44 magnum et un colt Cobra. Lors de son premier repas avec les pensionnaires, une employée de la résidence disparaît : la rousse et sulfureuse Jessica.
Parmi les suspects : Mme Desmoulins, l’accorte propriétaire des lieux. Le vindicatif docteur Billaud et sa femme, adepte du pouvoir magique des pierres. Francis et Alexis, un couple d’antiquaires adonnés à la culture physique. L’ex-ministre Barras qui lorgne sur Mehdi, le garçon de bain. Auguste Carrier, l’écrivain bien-pensant. Marcus, ex-maquereau marseillais. César et Monique Vadier, alias Moby Dick. Yann, le cuisinier siffloteur. Et puis Narcisse Blanc, discret employé d’agence immobilière… qui disparaît à son tour.
À l’adjudante Chanal et au commandant Robès de s’amuser avec les figurines de ce Cluedo, confinés sur leur rocher par une soudaine pandémie. Tout finira par un banquet bien arrosé…
Portraits aux petits oignons et meurtres patiemment mitonnés : le premier suspense de François Cérésa subvertit le genre avec délices.

Mon avis :

Le résumé m’a intrigué, c’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans cette lecture. Avec des accents un peu old-school, on trouve ici une histoire de meurtre en huis-clos, qui n’est pas sans évoquer Agatha Christie, voir un côté un peu théâtral.  Le personnage principal, Emir Karlovic, est un moyen de nous dresser un portrait de chaque protagoniste, dans les entretiens individuels qu’il va avoir avec chacun d’entre eux.

 Le tout se passe sur une île, mais aussi sur fond de confinement et de pandémie mondiale, car l’histoire arrive en mars 2020, quand le 1er confinement est annoncé en France. Cependant, ce détail donne plus l’impression de surfer sur l’actualité et placer quelques pics contre la politique française, mais en soit cette chronologie n’apporte rien de plus à l‘histoire. En effet, le huis-clos est déjà entretenu simplement par la localisation géographique : une ile et un meurtrier qui sabote tous les voies échappatoires.

Et là on arrive au point où le bât blesse dans ce roman. Les portraits des personnages sont effectués sur un ton qu’on pourrait qualifier de misanthrope. Il semblerait que le narrateur déteste tout et tout le monde. J’ai sincèrement eu du mal à savoir si c’était du second degré ou non. J’ose espérer que oui, car sinon ce serait étrange de publier ce livre actuellement.

Tout est tellement caricatural que ça en devient grotesque. Si je devais le décrire en une phrase ? Un livre de boomer. C’est raciste à souhait, misogyne, grossophobe, on a même quelques pics sur les juifs, faudrait oublier personne. Alors certes, tout le monde en prend pour son grade (mais niveau racisme la barre est quand même un peu plus haute, difficile de ne pas y voir le point de vue de l’auteur).

Bref, c’est grossier, et qui plus est la fin est totalement ubuesque. Vous me direz que c’est de l’humour ? En tout cas pas le mien !

La seule phrase poétique, c’est bien le titre du roman, repris dans un dialogue. Un point positif ? la couverture était belle. Bon on est d’accord, ça ne rachète pas l’ensemble. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce roman. Je ne m’amuserai donc pas à vous dire « vous pourriez tout de même aimer si… », car j’ai du mal à voir comment on pourrait l’aimer tout simplement !

A très vite pour une nouvelle chronique, avec une lecture qui m’a beaucoup plus intéressée !

Mélissa

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