Agatha Christie, Voyages au bout de la Vie – Simone Lafleuriel-Zakri

Point de lecture horrifique pour ce mois d’octobre, mais plutôt un retour sur une autrice qui a bercé mon enfance : Agatha Christie.

Grâce à la masse critique de Babelio et aux éditions Erick Bonnier, j’ai pu découvrir la plume de Simone Lafleuriel-Zakri à travers le roman : Agatha Christie, Voyages au bout de la Vie.

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Résumé de l’éditeur

Cette autobiographie fictive s’inspire des deux ouvrages que la romancière a consacrés au récit de ses propres souvenirs, consignés tout au long de sa vie, jetés dans des notes éparses. Le plus dense est son Une Autobiographie. Agatha Miller, puis Agatha Christie, devenue dans les années 30, Agatha Christie Mallowan.

Elle y évoque en détails, et en pages denses, mais souvent avec humour, détachement et désinvolture, son enfance, sa famille, sa fille Rosalind. Elle s’attarde sur ses débuts en écriture, le succès immense mais inattendu de son œuvre, ses si constants voyages dans le monde, qui sont la source de ses plus grands bonheurs : ceux d’avant, de son enfance, et surtout ceux qu’elle enchaine à la suite de son très heureux remariage avec l’archéologue Max Mallowan.

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Voyages au bout de la Vie n’est pas la première autobiographie fictive que je lis et c’est un genre que j’apprécie énormément. D’autant plus qu’en général, ces romans s’attachent à décrire des événements peu connus de la vie des auteurs et la partie romancée rend plus abordable le genre de l’autobiographie qui est bien souvent assez indigeste à mon goût.

On démarre notre histoire au début des années 40, pendant la guerre. Agatha Christie est séparée de son mari, Max Mallowan et d’une grande partie de ses amis qui sont soit à la campagne pour éviter les bombardements, soit sur le front à l’étranger. Dès les premières pages on découvre une femme qui a déjà bien vécu et bien écrit. Elle jette çà et là quelques mots sur son œuvre et ses travaux mineurs et nous emmène dans les souvenirs que cela lui évoque. Ses voyages au Moyen-Orient, en Egypte, sa vie loin de sa fille, ses amis archéologues ainsi que les influences qu’elle a eu lors de l’écriture de ses romans, tout est très bien détaillé.

Malheureusement, la magie n’a pas opérée cette fois-ci. J’ai trouvé que la première partie du roman était bien longue en terme de démarrage et que le récit est assez décousu. C’est certainement un effet de style de la part de l’autrice et je comprends tout à fait la démarche mais ça ne m’a pas permis de me plonger complètement dans ma lecture. Je me suis sentie détachée de l’histoire d’Agatha Christie et je n’ai jamais vraiment réussi à m’y intéresser comme je l’aurais voulu. Cependant, la seconde partie du roman est plus intéressante, le rythme et le style sont toujours aussi décousus mais je pense que l’on commence à s’y habituer et que le contenu aide beaucoup à faire passer la fin du roman.

Je pense que c’est un roman qui peut sans aucun doute plaire si on est capable de faire abstraction du style et du rythme de l’écriture. Les détails et la documentation sont riches et nous aident à en apprendre plus sur les périodes traversées et les romans de l’autrice.

⤷ Que pensez-vous des autobiographies fictives ?

Bonne lecture,

Judith

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